Eddy D’ARANJO

Né en 1992 en Picardie, ancien élève de l’ENS Ulm et de l’EHESS, où il étudie la dramaturgie et la philosophie contemporaine, Eddy D’aranjo a mis en scène pendant ses années de formation des textes de Claudel, Brecht, Schwab et Walser. Il a été l’assistant de Marie-José Malis (Hypérion), Pascal Rambert (Mont Vérité) et Julien Gosselin (1993). Il entre à l’École du Théâtre National de Strasbourg en 2016, comme élève metteur en scène. Il y crée notamment eddy, performance documentaire et semi-autobiographique, d’après En finir avec Eddy Bellegueule et Histoire de la violence, d’Edouard Louis, en 2018, puis Les disparitions – Désormais, n’a aucune image, d’après Christophe Pellet, en mars 2019.
Sa recherche, qui mêle littérature, documentaire, anthropologie et performance, porte sur les conditions d’apparition des corps, des voix et des récits minoritaires dans l’espace public et culturel. Sa démarche s’inscrit dans une tentative de repenser les liens entre théâtre d’art et intervention sociale et politique, via l’invention de nouveaux rituels poétiques et démocratiques, pratiqués avec des amateurs comme avec des professionnels.
Il rejoint en 2019 l’équipe de Si vous pouviez lécher mon cœur, et sera l’assistant de Julien Gosselin sur ses prochaines créations.
Il est également metteur en scène associé à La Commune – Centre Dramatique National d’Aubervilliers, où il anime depuis 2017 un séminaire de dramaturgie, et au Théâtre National de Strasbourg.

Spectacle lauréat 2019

Mise en scène : jeu / écriture :   Eddy D’ARANJO
Dramaturgie / écriture : Eddy D’ARANJO

Performance documentaire et semi-autobiographique, d’après « En finir avec Eddy Bellegueule » et « Histoire de la violence » d’Édouard Louis.

Comme Edouard Louis, je suis né en 1992, en Picardie. J’ai connu le harcèlement scolaire, j’ai découvert mon homosexualité par l’injure, j’ai aimé faire l’amour avec des garçons. J’ai changé de milieu, de classe sociale. J’ai été élève à l’Ecole Normale Supérieure et je suis devenu artiste.
Il arrive que la littérature rencontre la vie du lecteur, la reconnaisse, la réfléchisse et, peut-être, la transforme.
Ce spectacle est une tentative pour retranscrire par le théâtre un de ces moments. Il rend compte de ma lecture d’En finir avec Eddy Bellegueule et de Histoire de la violence, quelque part entre le portrait et l’autoportrait, le documentaire et le romanesque, la vie et sa représentation. »

Création au Théâtre National de strasbourg